Formule $

Une formule de financement des écoles de bandes désuète

 

Campagne de sensibilisation à l’éducation des Premières Nations
Il s’agit d’une formule élaborée en 1988 qui, dès ce moment, ignore des coûts importants et qui n’a pas été révisée davantage pour tenir compte des nouveaux développements en éducation. Cette formule n’a même pas été indexée au coût de la vie depuis 1996, alors que Statistique Canada, dans son rapport de 2003-2004, indiquait qu’entre 1997-1998 et 2003-2004, les coûts par étudiant au Canada avaient augmenté, en moyenne, de 24 %, ce qui dépasse le taux d’inflation.

La formule ignore les coûts suivants :

  • 0 $ pour l’intégration de la technologie dans les écoles.

  • 0 $ pour les bibliothèques scolaires.

  • 0 $ pour la formation professionnelle au secondaire.

  • 0 $ pour des activités parascolaires de sports et de loisirs.

  • 0 $ pour le suivi des réformes provinciales.

  • 0 $ pour offrir aux jeunes un curriculum diversifié et stimulant, comme les programmes sports-études, les programmes arts-études ou les programmes internationaux.

    De plus, certains coûts liés à l’éducation ne sont pas intégrés dans la formule de financement. AADNC finance certains coûts en puisant les fonds dans un budget autre que celui accordé à l’éducation. Il s’agit des coûts suivants :

  • Transport scolaire.

  • Immobilisations.

  • Avantages sociaux, etc.

D’autres facteurs, par contre, sont très peu considérés. L’exemple le plus frappant est celui de l’enseignement des langues autochtones, pour lesquelles AADNC accorde un montant de 185 $ par élève. Comment un montant aussi ridicule peut-il revitaliser des langues menacées de disparaître d’ici à quelques années? Il est impossible de mettre en place des écoles d’immersion, de payer un enseignant et même d’éditer le moindre manuel scolaire à l’aide d’un tel montant…

La formule de financement est incapable de tenir compte des divers coûts de fonctionnement d’une école du XXIe siècle. Les conséquences sont désastreuses : les compressions fréquentes dans d’autres domaines, l’incapacité pour les écoles d’offrir des salaires et des conditions de travail concurrentiels, l’incapacité d’offrir aux jeunes une éducation de qualité à laquelle tout enfant né au Canada serait en droit de s’attendre, etc.

Cela est une grande injustice, car, en refusant aux Premières Nations les moyens d’accéder à une éducation de qualité, le gouvernement du Canada ferme volontairement les portes de leur avenir.

L’objectif de cette campagne était de sensibiliser la population en général au sous-financement des écoles des communautés des Premières Nations