Écoles $

Des écoles des Premières Nations bien financés?

 

Campagne de sensibilisation à l’éducation des Premières Nations
L’expression courante pour dénoncer des comparaisons boiteuses est de dire qu’on ne peut comparer des oranges avec des pommes. Il est pratiquement impossible de comparer la réalité des écoles des Premières Nations à celle des écoles provinciales. Cependant, puisque les conditions de certaines écoles se rapprochent davantage, il est préférable de faire des comparaisons entre celles-ci.

Le tableau suivant donne des exemples de regroupements d’écoles provinciales ou territoriales qui reçoivent du financement supplémentaire pour tenir compte d’un ou de plusieurs facteurs entraînant des coûts de fonctionnement supplémentaires, comme l’éloignement, la taille, une langue minoritaire, des conditions socioéconomiques défavorables, la dispersion des écoles sur le territoire, etc.

Voir le Tableau

En comparaison, selon une étude menée par le CEPN en 2005, la communauté de Manawan a reçu, pour ses deux écoles, un montant moyen par élève de 8 056 $ pour l’année scolaire 2002-2003. Les deux écoles de cette communauté font pourtant partie de cette grande majorité des écoles des Premières Nations qui présentent une combinaison de facteurs entraînant des coûts supplémentaires plus importants que ceux des écoles provinciales ou territoriales, entre autres :

  • Le facteur d’éloignement : cette communauté est reliée, par une route de gravier de 54 km, au village de Saint-Michel-des-Saints et elle située à une distance de 120 km de La Tuque et 184 km de Joliette, ce qui rend l’accès à des ressources et services spécialisés en éducation beaucoup plus coûteux. Le facteur d’éloignement de la formule de financement ne permet pas de tenir compte de ces coûts.
  • Des conditions socioéconomiques défavorables : par exemple, le niveau de scolarité des parents, le niveau de chômage, le revenu, les conditions de logement, etc. dont la formule de financement ne tient pas compte.
  • L’école doit tenir compte des deux langues officielles, le français et l’anglais, qui sont deux langues secondes dans leur cas, l’atikamekw étant parlé par 80 % des adultes.

L’objectif de cette campagne était de sensibiliser la population en général au sous-financement des écoles des communautés des Premières Nations