Un investissement

L’éducation, un investissement plus qu’une dépense

 

Campagne de sensibilisation à l’éducation des Premières Nations

Les économistes et de multiples études ont, depuis longtemps, démontré que l’éducation doit être considérée comme un investissement et non une dépense.

L’éducation a des effets importants sur le bien-être socioéconomique des individus et des collectivités.

Si tous les membres des Premières Nations pouvaient bénéficier d’une éducation de qualité et sortir du système éducatif avec des titres de compétence, ils auraient des chances de se trouver des emplois ou d’en créer, et d’augmenter rapidement leurs revenus, leur niveau de vie et leur qualité de vie. Un accès au revenu d’emploi réduirait considérablement le nombre d’assistés sociaux.

Les effets de l’éducation s’étendent à d’autres domaines.

  • La santé : les personnes les plus instruites jouissent d’une meilleure santé, non seulement parce qu’elles ont les moyens de se procurer des produits de qualité, mais aussi parce qu’elles ont la capacité d’accéder à l’information sur la santé et de la comprendre.
  • La justice : la réflexion suivante illustre l’avantage de l’éducation :

« Ouvrez une école, vous fermerez une prison » (Victor Hugo). Il est bien connu que le diable trouve toujours de l’ouvrage aux désœuvrés…

  • Le contexte socioéconomique : les citoyens instruits participent au marché de l’emploi et gagnent un revenu de façon autonome, sans dépendre de l’aide sociale. Ils contribuent à l’économie en consommant des produits et des services et participent ainsi à la redistribution de la richesse dans leurs collectivités. Ils participent aussi à la vie culturelle et démocratique et contribuent au développement socioéconomique. L’exemple de la Révolution tranquille des années 1960 au Québec montre à quel point l’éducation peut changer une société, sans compter que la réussite socioéconomique des citoyens instruits constitue un modèle d’inspiration pour les jeunes.

Les effets bénéfiques de l’éducation se transmettent de génération en génération.

Les personnes instruites transmettent à leurs enfants leurs valeurs et le goût de l’instruction. Il a été démontré que les enfants nés d’une mère instruite ont plus de chances de grandir en santé et de rester plus longtemps à l’école.

L’inaction est préjudiciable aussi bien aux Premières Nations qu’aux autres citoyens canadiens.

Dans son rapport de 1996, la Commission royale sur les peuples autochtones avait averti le gouvernement canadien de l’énormité des coûts liés à son inaction : d’une part, un manque à produire en raison de la faible participation des autochtones aptes à travailler sur le marché du travail et, d’autre part, la montée en flèche des coûts liés à la dépendance envers l’aide financière. La Commission recommandait alors au gouvernement de financer le changement. Dix ans plus tard, les résultats parlent d’eux-mêmes…

Les Premières Nations gagneraient, individuellement et collectivement, si le Canada acceptait d’investir dans leur réussite éducative. Les contribuables canadiens y gagneraient aussi puisqu’il y aurait moins d’assistés sociaux, moins de problèmes de santé, moins de criminalisation et qu’il y aurait, par conséquent, plus de travailleurs qualifiés pour la prospérité des communautés des Premières Nations et du Canada. Chacun sait que, contrairement aux autres communautés du Canada, les Premières Nations constituent des communautés jeunes et dynamiques sur le plan démographique.

L’objectif de cette campagne était de sensibiliser la population en général au sous-financement des écoles des communautés des Premières Nations