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Campagne de sensibilisation à l’éducation des Premières Nations

Depuis que les écoles des Premières Nations existent, Affaires autochtones et Développement du Nord du Canada (AADNC) n’a jamais intégré dans sa formule de financement des écoles de bande les technologies de l’information et des communications (TIC). Cette formule a été élaborée en 1988. Modifiée superficiellement jusqu’en 1996, elle n’a pas bougé depuis, ni pour être indexée au coût de la vie, ni pour permettre aux écoles de faire face aux nouveaux coûts rendus nécessaires par l’évolution technologique.

AADNC ne peut prétendre qu’en 1988, lors de l’élaboration de la formule de financement, le monde de l’éducation n’utilisait pas encore les TIC, car ces dernières ont intégré le monde de l’éducation du Québec au début des années 1980. Deux avis du Conseil supérieur de l’éducation de 1983 sur la question sont là pour le prouver. Les archives du CEPN regorgent de correspondances datant, pour la plupart, du début des années 1990 entre AADNC et les communautés des Premières Nations dans lesquelles les Premières Nations lui demandaient du financement pour acheter de l’équipement informatique et des outils technologiques pour leurs écoles. Près de 20 ans plus tard, leurs demandes n’ont pas encore reçu de réponse…

Ainsi, la formule de financement d’AADNCn’accorde aux écoles de bande AUCUN MONTANT pour l’achat des ordinateurs, ni pour le soutien technique, ni pour la formation des enseignants.

Les écoles doivent utiliser les ressources d’autres services pour satisfaire aux exigences pédagogiques des écoles du Canada. AADNC n’ignore pas à quel point les technologies sont devenues indispensables à l’apprentissage des jeunes d’aujourd’hui. Au moins 50 % des jeunes des Premières Nations ont des difficultés scolaires. Leurs écoles utilisent tous les moyens possibles pour maintenir leur intérêt envers l’école, notamment grâce aux technologies. Cependant, la formule de financement d’AADNC limite considérablement leurs efforts.

Pourtant, les Premières Nations ne demandent rien de plus que de bénéficier d’une éducation de qualité, comparable à celle des autres citoyens canadiens. Toutefois, la qualité ne se fait pas toute seule. Pour l’atteindre, il faut y investir des ressources suffisantes.

L’objectif de cette campagne était de sensibiliser la population en général au sous-financement des écoles des communautés des Premières Nations