Sports et loisirs

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Campagne de sensibilisation à l’éducation des Premières Nations

Chez les Premières Nations, on remarque une plus grande tendance à l’embonpoint et la prévalence au diabète est 2,7 fois plus élevée que dans la population en général.Pour réduire les risques de surplus de poids et les problèmes de santé s’y rattachant, l’activité physique est une solution très efficace. L’activité physique peut aussi jouer un rôle en ce qui concerne la santé mentale. Dans le contexte des Premières Nations, où le taux de suicide est 3 fois plus élevé que celui de la population générale, ce facteur est déterminant.

« Le gouvernement fédéral est directement responsable des facteurs qui influent sur la santé des enfants des Premières Nations et des Inuits », peut-on lire dans un rapport publié par le Comité permanent de la santé, en mars 2007. Le rapport révèle qu’il est difficile de confirmer que les fonds fédéraux destinés aux Premières Nations ont été acheminés vers leurs bénéficiaires. Il fait également état de l’indifférence d’AINC (AADNC) dans ce dossier : « De plus, bien que Sport Canada se soit engagé à développer le sport et les loisirs dans l’ensemble de la population autochtone, Santé Canada et Affaires indiennes et du Nord Canada n’ont pas participé à cette entreprise en appuyant la promotion de la santé au sein de la collectivité ou de l’éducation physique dans les écoles. »

Dans la foulée d’une série de mesures visant l’augmentation de la participation de la population à des activités physiques, récréatives et sportives, le MELS a, depuis 2004, augmenté à deux heures le temps alloué à l’éducation physique et à la santé. « Il est essentiel que les jeunes développent très tôt de bonnes habitudes de vie et, à ce titre, nous devons encourager la pratique d’activités physiques. » Québec, le mercredi 26 février 2003. — Le ministre d’État à l’Éducation et à l’Emploi, M. Sylvain Simard.

De nombreuses études ont démontré qu’une bonne santé physique est l’un des plus importants facteurs favorisant la disposition à apprendre. Malgré l’évidence des bienfaits de l’activité sur la réussite scolaire et la gravité des problématiques de santé recensées, la formule de financement des écoles de bande ne prend pas en compte l’importance des sports et des loisirs. L’école de bande doit être en mesure d’organiser des activités ciblées sur les besoins des élèves des Premières Nations, d’autant plus que la reconnaissance du rôle de l’école pour la promotion et l’organisation d’activités physiques et de loisirs permettra de maximiser les infrastructures scolaires au profit de toute la communauté.

1 Institut de recherche en santé du Canada, http://www.cihr-irsc.gc.ca/f/28906.html

2 Des enfants en santé : une question de poids, rapport du Comité permanent de la santé, mars 2007

L’objectif de cette campagne était de sensibiliser la population en général au sous-financement des écoles des communautés des Premières Nations