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Campagne de sensibilisation à l’éducation des Premières Nations

SEMAINE NATIONALE D’ACTION POUR L’ÉDUCATION

 

Les Premières Nations du Canada se mobilisent!

Du 19 au 24 septembre 2010 a eu lieu la semaine nationale d’action pour l’éducation des Premières Nations. Pendant cette semaine, l’objectif était que le plus grand nombre de communautés des Premières Nations du Canada manifestent pour dénoncer le sous-financement de l’éducation. Plus de 1000 personnes étaient présentes dur la Colline Parlementaire.
Réplique du CEPN à la lettre du gouvernement fédéral destinée aux signataires de la pétition.

Madame, Monsieur,

La présente fait suite à la réponse du gouvernement fédéral aux signataires de la pétition du Conseil en Éducation des Premières Nations (CEPN) concernant le sous-financement de l’éducation des Premières Nations.

Dans sa réplique, le ministre des Affaires indiennes et Nord canadien (AINC) indique que son ministère poursuit la réalisation de son plan d’action en matière d’éducation et que le mode de financement des écoles de bande fait partie de ses cibles prioritaires.

  • Pourtant, son ministère, après cinq ans d’analyses, dispose de toutes les données nécessaires pour renouveler la formule de financement des écoles de bande des Premières Nations. Pourquoi alors n’y est-il toujours pas parvenu? Il ne semble pas vouloir passer à l’action.
  • Comment peut-il expliquer que tous les gouvernements provinciaux ont été en mesure de se doter de formules de financement modernes qui tiennent compte des nouveaux développements en éducation, alors que le gouvernement fédéral n’y parvient pas?
  • Comment peut-il expliquer que la formule de financement désuète des écoles des Premières Nations n’a même pas été indexée au coût de la vie depuis 1996?
  • Comment peut-il également expliquer que les provinces, lors de réformes, peuvent ajouter du nouveau financement et que, tout en demandant aux Premières Nations de tenir compte de ces réformes provinciales, aucun nouvel investissement n’est pris en considération pour rendre cela possible?

Le ministre se vante en disant que son ministère s’est engagé à financer le développement de curriculum et l’achat d’équipement en lien avec un projet de création d’un établissement d’enseignement postsecondaire des Premières Nations.

  • Cependant, il faut préciser que cela a été fait dans le cadre de pressions exercées au Forum socioéconomique des Premières Nations, en 2006. Lors de ce Forum, AINC accordait 3,8 millions de dollars à une université pour la création d’un pavillon des Premières Nations. Il a donc été forcé d’accorder des miettes au CEPN, soit un peu plus de 200 000 $ sur une période deux ans, et encore, ces miettes ont été puisées dans un programme déjà existant. Il ne s’agit aucunement de nouveau financement.
  • Le Comité permanent des affaires autochtones et du développement du Grand Nord a d’ailleurs confirmé, dans son rapport de février 2007 sur l’éducation postsecondaire des Autochtones du Canada, ce que les Premières Nations dénoncent depuis nombre d’années déjà, c’est-à-dire que des conditions de financement précaires et inadéquates sont imposées aux établissements d’enseignement postsecondaire des Premières Nations d’un bout à l’autre du pays. Le gouvernement fédéral a entièrement ignoré les recommandations de ce rapport.

De plus, AINC se fait rassurant en affirmant qu’il a mis en place bien des comités et des initiatives qui unissent les Premières Nations et son ministère pour montrer ses engagements et aider les communautés à trouver des solutions à long terme.

  • Comment le ministre peut-il alors expliquer que, dès l’arrivée de son gouvernement au pouvoir, le financement de ces mêmes comités auxquels il fait référence a été retenu pendant plus d’un an? Cela est survenu pendant la période la plus cruciale du renouvellement des autorisations des programmes d’éducation qui était prévu pour avril 2008, exercice du ministère qui s’est avéré un échec total.

En terminant, nous sommes convaincues que toute la stratégie du gouvernement fédéral est de maintenir des conditions de financement précaires des Premières Nations, tout en prétendant le contraire, pour attaquer leur crédibilité et favoriser l’intégration des systèmes d’éducation des Premières Nations avec les systèmes provinciaux.

Le gouvernement du Canada agit en violation flagrante du droit à l’autonomie des Premières Nations en matière d’éducation, lequel droit est reconnu dans les traités, ainsi qu’à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones qui stipule que les Premières Nations ne peuvent être forcées à l’intégration en matière d’éducation.

Merci de votre soutien!


Photos et vidéos du Marathon sur la Colline Parlementaire
19 septembre 2007, Ottawa
cliquez ici

Mission de l’APNQL à l’ONU

New York, 25 avril 2008 – Une délégation importante de Premières Nations du Québec à participée à la septième session de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones, à New York, du 21 avril au 2 mai 2008, dans le but de dénoncer l’attitude colonialiste du gouvernement canadien.

Lire le communiqué de presse »»
Lire le texte déposée à l’ONU par le chef Conrad Polson »»
Pour plus d’information »»

Pour supporter la campagne, cliquez sur ce lien.
http://www.attawapiskat-school.com/

Marathon :

Ghislain Picard, Chef de l’APNQL

 

Lise Bastien, directrice du CEPN

 

Daniel Pien, Chef de Lac Simon

 

Paul-Émile Ottawa, Chef de Manawan

 

 

Manifestation à Ottawa
Des écoles sous-financées
Les autochtones se sont rassemblés devant le parlement.
Nathalie Tremblay s’entretient avec
le chef de l’Assemblée des
Premières Nations du Québec
et du Labrador.

Si vous ne pouvez visionner le vidéo, copiez ce lien :
http://www.radio-canada.ca/medianet/2007/RDI2/RDIEnDirect200709191400_1.asx
ouvrez Windows Media Player, appuyez sur CTRL+U,
puis collez le lien.

Radio Canada / Ottawa Gatineau

Quelque 300 autochtones ont manifesté devant la colline du Parlement à Ottawa, mercredi après-midi, pour sensibiliser les députés fédéraux à la crise qui sévit dans leurs communautés. Ils estiment que leurs écoles sont sous-financées, ce qui ne leur permet pas d’assurer une bonne éducation aux enfants.

Ils réclament donc de l’argent du gouvernement pour que leurs enfants aient une éducation comparable à celle que reçoivent les enfants des communautés non autochtones.

« Dans quelques années d’ici, ça va être une crise sans précédent », estime le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard. Selon lui, les écoles autochtones sont notamment très en retard sur le plan technologique et leurs bibliothèques manquent d’argent.

Les écoles autochtones sont financées par le gouvernement fédéral, contrairement aux écoles non autochtones, qui sont financées par les provinces. La formule de financement utilisé par Ottawa n’a pas été modifiée depuis 1988. Elle a été indexée une seule fois, soit en 1995.

COMMUNIQUÉ
Pour publication immédiate

Manifestation importante sur la Colline du Parlement
OTTAWA DOIT METTRE FIN AU SOUS-FINANCEMENT DE L’ÉDUCATION DES PREMIÈRES NATIONS

Ottawa, le 19 septembre 2007– Quelque 200 personnes ont participé aujourd’hui à une manifestation importante visant à dénoncer le sous-financement du système d’éducation des Premières Nations, dont les écoles, financées par le gouvernement fédéral, sont nettement désavantagées par rapport à un grand nombre d’écoles financées par des gouvernements provinciaux. « Nous connaissons les défis de taille que nos peuples doivent relever; nous connaissons les enjeux et les problèmes; nous connaissons également les solutions. Aujourd’hui, nous demandons au gouvernement fédéral de modifier sa politique de financement de l’éducation des Premières Nations pour qu’elle soit conforme à nos réalités et qu’elle nous permette d’investir dans l’avenir de nos peuples », a déclaré Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL).

Les chefs de plusieurs Premières Nations du Canada, dont les chefs régionaux de l’Ontario et de la Saskatchewan, ont participé à la manifestation qui a été précédée d’un mini-marathon de 3 km, dans les rues d’Ottawa. L’événement a réuni plus de soixante-dix coureurs, y compris de jeunes étudiants, et une centaine d’accompagnateurs provenant de différentes communautés du Québec et d’autres provinces. « Courir, c’est bon pour la santé. Aujourd’hui, nous avons couru pour la santé de nos peuples, pour notre jeunesse et pour notre avenir », a affirmé Conrad Polson, grand chef de la communauté de Timiskaming.

Les Premières Nations souhaitent que ce type d’activité originale convainque le gouvernement conservateur de profiter d’un nouveau discours du Trône et d’une nouvelle session parlementaire pour indiquer son intention de modifier la formule de financement utilisée par le gouvernement fédéral depuis 1988, et n’a même pas été indexée depuis 1996. « Cette formule est totalement périmée et ne répond pas aux besoins actuels en matière d’éducation. Comment faire pour lutter contre le décrochage scolaire quand on a zéro pour des programmes sportifs, zéro pour la formation professionnelle et zéro pour diriger une bibliothèque scolaire?», s’interroge Lise Bastien, directrice du Conseil en Éducation des Premières Nations (CEPN).

Depuis plusieurs mois déjà, le CEPN et nombre de chefs des Premières Nations du Canada somment le gouvernement fédéral de revoir le financement des écoles des Premières Nations. Dans cette mission, les Premières Nations peuvent compter sur l’appui de la société civile, comme Amnistie Internationale, Kairos et la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui ont publiquement manifesté leur soutien aujourd’hui.

Le CEPN est un organisme à but non lucratif qui défend les intérêts des Premières Nations en matière d’éducation. Pour plus d’information, visiter le site Internet,
au www.avenir-future.com.

Source : Thanissa Lainé, agente d’information
Conseil en Éducation des Premières Nations
Tél. : (418) 842-7672

Le mercredi 19 septembre 2007
Les autochtones manifestent à Ottawa

 (Photo CP)

Photo CP

La Presse Canadienne
Ottawa

Les autochtones du Québec et du Labrador réclament qu’Ottawa double le financement de leurs écoles.

Le Conseil en éducation des Premières Nations mène une campagne à ce sujet depuis plusieurs mois. Mercredi après-midi, cette campagne a pris la forme d’une course de trois kilomètres se terminant sur la colline parlementaire par un petit rassemblement.

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, présent au rassemblement, en a profité pour réclamer que le gouvernement Harper inclut la question de l’éducation des autochtones dans son discours du Trône, le 16 octobre prochain.

Ils sont en ce moment environ 14 000 enfants autocthones au Québec et au Labrador. Une formule de financement, la même depuis 20 ans, accorde à leurs communautés une moyenne de 6000$ par enfant pour les écoles.

Selon la directrice du Conseil en éducation, Lise Bastien, ceci n’est pas suffisant pour financer les bibliothèques ou pour assurer aux enseignants un salaire comparable à celui des enseignants du système public québécois.

Le chef Picard martèlera ce message lorsqu’il rencontrera le nouveau ministre des Affaires indiennes et du Nord, Chuck Strahl, pour la première fois, jeudi.

L’objectif de cette campagne était de sensibiliser la population en général au sous-financement des écoles des communautés des Premières Nations